Le BYOD, travaillez comme à la maison

Patrick

Le BYOD, acronyme anglais pour Bring Your Own Device, littéralement, et pour les moins anglophones « Amenez votre appareil personnel ». Désigne le fait d’apporter son ou ses appareils électroniques dans un but professionnel ou éducatif.

Historique

La première mise en place d’un système BYOD remonte à 2009, c’est alors Intel, un des géants américain de l’informatique qui encourage ses employés à se servir de leurs appareils personnels au travail. Considéré aujourd’hui comme ceux qui ont démocratisé le concept, il existe néanmoins des mentions antérieures du terme, notamment dans le milieu éducatif.

Pourquoi mettre en place un système BYOD ?

Les principaux avantages du BYOD sont économiques, si l’employé apporte lui-même ses propres terminaux informatiques (Smartphone, tablette, ordinateur portable), c’est d’abord une économie d’équipement, les appareils électroniques coûtent, sont rapidement obsolètes et les remplacer régulièrement représente un coût non-négligeable. Avec cela, l’on peut également retirer des charges les coûts de maintenances diverses.

C’est ensuite un gain en flexibilité pour l’utilisateur d’avoir un accès à domicile sur ses e-mails et le travail en cours. Sans compter le confort de pouvoir utiliser ses propres appareils, il n’y a pas de période d’adaptation à de nouveaux matériels, les logiciels utilisé sont connus, donc pas de formations associées. L’utilisation est plus efficace, plus rapide, pas de perte de temps à rechercher comment effectuer une tâche.
D’autant que les utilisateur sont plus motivés et impliqués dans leur travail lorsqu’ils utilisent leurs propres appareils.

Les brèches du système

Bien sûr, chaque système présente des inconvénients, et le BYOD n’y fait pas exception. S’il permet de faire des économies, l’entreprise ou l’école devra néanmoins se doter des moyens de rechargement et de connectique indispensables au fonctionnement des appareils. Entre autres, un nombre suffisant de prises et de bornes wifi pour couvrir l’ensemble de l’établissement.
Enfin, outre la compatibilité des appareils avec les logiciels et les autres dispositifs, le plus gros frein reste la sécurité.
Les données professionnelles risquent alors d’être piratées, volées ou perdues comme pourrait l’être n’importe quel matériel personnel.

Un problème, une solution.

Heureusement, il existe des moyens pour pallier à ces « points noir ».
L’application EZCast par exemple permet de projeter depuis une grande variété d’appareils, des documents, films, ou présentations sur un autre support, pour animer une réunion dans un lieu équipé par le BYOD. Plusieurs utilisateurs pourront alors se partager un support et confronter leurs résultats, modifier des documents à partir de matériels non compatibles à la base, tel qu’un Android (Google) avec un iOS (Apple) ou un Windows (Microsoft). Ce sont grâce à des outils tels que celui-ci que le BYOD prend progressivement de l’ampleur au-delà des TPE et PME où il s’est vite trouvé des adeptes. Mais selon une étude de Deloitte, en 2017 les français aurait pour 77% d’entre eux un smartphone et 53% une tablette. Des chiffres qui font réfléchir quant à la possible utilisation de ces moyens à des fins professionnelles ou éducatives.